Stage avec Nicolas Fayol
31 octobre à 10h00 - 1 novembre à 17h00
Stage avec Nicolas Fayol le Samedi 31 octobre et dimanche 1 novembre de 10h-12h et de 14h-17h
Tarif :
75€ adhérent
100€ non-adhérent
Propos du chorégraphe :
Pourquoi fermer les yeux ?
Nous voulons profiter de la lumière et de l’obscurité en même temps. Nous apercevrons encore les
présences à travers nos paupières closes. Mais nous pourrons douter de ces présences si nous le
souhaitons, nous pourrons douter du monde et le faire disparaitre, nous pourrons l’abandonner
quelques temps et observer notre imaginaire et nos visions prendre place, sans le réel vu. Que
l’imaginaire concurrence le réel. Et en un instant, que le monde revienne à lui : ouvrir les yeux.
En souhaitant partager des ateliers autour de ce « jeu » de fermer les yeux, j’aimerai observer ce que
cette contrainte change dans nos danses et nos rapports aux autres danseuses, aux espaces et aux
sons. Sommes-nous moins inhibées ? sommes-nous plus prudentes ? sommes-nous plus intérieurs,
ou au contraire, plus expansives dans cette espace volontairement rendu inconnu ? sommes-nous
plus délicates avec le sol, les autres, avec tout ce qui touche ?
Que voyons nous les yeux fermés ?
Dans cette proposition d’atelier, il y a cette action joueuse de fermer les yeux, complétées par une
autre action : guider celles et ceux qui ont les yeux fermés.
Comment donner les contours de l’espace en produisant des sons ? Quel langage inventer pour que
l’autre comprenne où elle/il est dans l’espace ? où le danger est ? comment accompagner une
personne dans son parcours et comment ce parcours fait bouger celle et celui qui accompagne et
regarde ?
La pythie et sa rêveuse. L’éveillée et sa dormeuse. La boussole et la nuit. La vue et l’esprit.
Voici une liste d’hypothèse chorégraphique à essayer :
– Evaluer les espaces entres nos articulations, entre un partenaire et soi, entre soi et le sol, entre ses
mains… associer sensation de l’espace et réalité de l’espace
– Construire ses espaces mental/spatial : travailler le proche, sa kinésphère, puis l’espace lointain.
– Un groupe entier dirige à la voix un duo
– Déplacer un objet
– Rejoindre sa guide
– Faire des balades, dehors, en ville, en campagne, accompagnée : être à l’écoute de danses
émergentes, prendre le temps de raconter son expérience
– Comment perdre celle qui a les yeux fermés
– Cartographier l’espace : compter ses pas
– Travailler l’évitement instantané, le reflexe.
– Fabriquer un unisson sans se voir
– Tracer des formes en duo, par exemples former des cercles a deux, les yeux fermés
