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révoltes |
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Gerard Mayen, La Marseillaise, juillet 2002 - envoyé spécial à Sarajevo Michel Vincenot, programme Festival Plurielles, Pau . février 2001 F.H. JAM, Libération, Guide Méditerranée
" (...) Parfois les spectacles sont plus importants que leur réussite
elle-même. Ils marquent l'arrivée de quelque chose. En
l'occurence d'un "groupe", au sens du groupe de rock, mais
qui ici assemble une chorégraphe, un musicien, une plasticienne.
Les trois arts qui bougent le plus en ce début de millénaire
sont réunis dans "les gens du quai". Et se dévoilent
dans un spectacle nommé "révoltes" où
le spectateur déambule, confronté à une musique,
un espace, des lumières et des danseurs, qui tous sont autonomes
et qui ensemble font sens. Un spectacle qui peut satisfaire les amateurs
des Chemical Brothers, les fous de danse, les tenants de l'art contemporain,
les fondus de science-fiction (...). " (...) Que la danse soit une activité à risque, que la côtoyer soit un motif d'inquiétude plutôt que de ravissement, sont des propositions dont on ne sort pas indemne, plutôt essoré, d'un "spectacle" qui débusque les questionnements. Cette violence est-elle ici réelle ? Ou seulement mimée entre les interprètes ? Etrangeté de cette situation. Le doute, voire le malaise, sont prenants, même s'ils s'épuisent à la longue, dans le cadre circonscrit de ce qui demeure une représentation ; et qui n'est pas la rue. Alors que rien ne leur interdirait d'aller plus loin, alors que se pose la question d'aller soi-même au contact des interprètes, les spectateurs se bornent à se déplacer sur le plateau. Ce que faisant, le public crée sa propre chorégraphie,
rappelant parfois les processions d'accompagnement de la Passion du
Christ. Dans ces représentations de la violence, quel lien subtil
court sous la civilisation, entre ces antiques rituels et les actuelles
messes du 20 heures ? C'est une des foisonnantes questions que fait
ressortir la courageuse et passionnante exploration des Gens du quai." " (...) A vous voir, on ressent une énergie communicative ? On veut faire quelque chose de toujours différent, pour se stimuler.
Une des particularités, c'est qu'on s'attache à l'autre,
donc à une connivence possible entre les danseurs et le public.
Là on donne au public une mobilité, et la mobilité
mentale va avec la mobilité physique. Et puis le public prend
sa responsabilité de la vision du spectacle. Si quelqu'un a envie
d'intervenir, il peut. On ne le recherche pas mais ça peut arriver.
Et puis il y a la dimension du miroir. Engagement, questionnement sur
soi. Il y a un dispositif qui exagère tout ça sur scène,
mais je ne veux pas le dévoiler.
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