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UNE DANSE EN PRISE
révoltes

Un spectacle aux Ursulines qui devrait réunir plusieurs types de public. Un nom à retenir : les gens du quai.

Parfois les spectacles sont plus importants que leur réussite elle-même. Ils marquent l'arrivée de quelque chose. En l'occurence d'un "groupe", au sens du groupe de rock, mais qui ici assemble une chorégraphe, un musicien, une plasticienne. Les trois arts qui bougent le plus en ce début de millénaire sont réunis dans "les gens du quai". Et se dévoilent dans un spectacle nommé "révoltes" où le spectateur déambule, confronté à une musique, un espace, des lumières et des danseurs, qui tous sont autonomes et qui ensemble font sens. Un spectacle qui peut satisfaire les amateurs des Chemical Brothers, les fous de danse, les tenants de l'art contemporain, les fondus de science-fiction.

Une chorégraphie qui peut être vue comme un film de S-F, genre Alien, qui se focalise sur des guerriers s'entrainant dans leur vaisseau avant une mission, et qui passent des moments de détente dans leur cabines (genre appartements d'Hélène et les garçons). Mais ça peut être autre chose. C'est comme le spectateur le veut, le voit. Suivant son humeur, son angle de vue (il peut bouger).

Bref, une oeuvre péchue, jeune, réconciliatrice - underground et grand public à la fois. Un truc à voir, un nom à ne pas oublier.

Jean-Marc Douillard, L'Hérault du jour
30 novembre 2000




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