idiots mais rusés
création 2007

english


 

conception et chorégraphie
anne lopez

interprétation
ghyslaine gau
jean philippe derail
hichem belhaj
chiharu mamiya


musique live et scénographie
françois lopez

lumières
luc david

assistante de production
anne claire chaptal

coproduction
Théâtre La Fonderie, Sète
3 Bis F, Aix-en-Provence

soutenu par
DRAC Languedoc Roussillon, Région Languedoc Roussillon, Département de l'Hérault , Ville de Montpellier


photos

idiots mais rusés

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"Ces Idiots Mais Rusés sortent d'un laboratoire scientifique, moderne et surréaliste où s'expérimentent toutes sortes de contraintes (physiques, mentales, spatiales et psychoaffectives). "Géonautes" d'aujourd'hui, spécialistes des problèmes insolubles, les quatre interprètes tentent de mesurer la quadrature du cercle et relèvent sans siller le défi des missions impossibles. Un pied de nez à tout ce qui relève de l'innommable dans le monde actuel ! "
Mouvement, avril-juin 2007


"2001 ou la folle odyssée d'Anne Lopez.
Dans un décor froid, digne d'un film de science-fiction (sol et murs blancs, tubes en acier représentant la carcasse d'un vaisseau spatial), je suis hypnotisé par un cercle projeté sur le mur.
Anne Lopez signe ici sa neuvième création et sait y faire, puisqu'elle nous entraîne, et ce bien avant le début de cette odyssée, dans son univers.
Avec "Idiots mais rusés", titre certes énigmatique, les quatre "géonautes" (sorte d'astronautes de l'existence, le préfixe geo signifiant terre), embarqués à bord de ce laboratoire-vaisseau, vont, durant une heure, nous donner à voir nos comportements. Il est question de disséquer l'humain, ses stimuli, ses angoisses, ses joies, ses codes... Tout passe à la moulinette Lopez pour notre plus grand bonheur car il y a de la jubilation dans cette mise en espace. Bien qu'il s'agisse d'un spectacle classé dans la boîte danse, il serait assez réducteur de le catégoriser ainsi.
En trois tableaux, Anne Lopez fait émerger le rire et même, lâchons-nous, des fous rires grâce à l'interprétation de ses cobayes (au passage, mention très spéciale pour Ghyslaine Gau). En effet, ils devront répondre aux consignes édictées par une voix (celle d'un éminent Professeur de laboratoire, sans doute) sortie d'un petit haut parleur.
Tout commence avec l’apprentissage de l’apesanteur par le corps (les mouvements saccadés, l’énervement sont le témoignage de la naissance), puis la découverte de la douleur (la scarification à l’honneur, des références à des films de série Z). Une fois grandis, nous passons à ces fameuses consignes de tout ordre (faîtes une danse intelligente, vomissez vos cerveaux - y aurait-il du TF1 là-dessous ?- , soyez énergiques des coudes…). Mais trop de contraintes empêchent les « géonautes » d’accomplir leurs travaux. Ne reste plus qu’ une seule solution : le massacre de cet ordonnateur d’ordres imagé par une blouse blanche.
On s’amuse et on rit, mais ce n’est pas le pays de Candy, juste une réalité brutale et abrupte qui souligne combien la violence peut amuser. C’en est effrayant.
Le dernier tableau, une pure merveille, croque avec bonheur notre société de communication. Reliés par des fils, issus des systèmes les plus sophistiqués (tout nous dépasse !), nos quatre rats de laboratoire illustrent le problème du manque de compréhension ainsi que la sérialisation des cerveaux (magnifique interprétation de séries américaines). Ils réussiront à s’extraire à temps de ce vaisseau avant son explosion (un futur big bang ?).
Ils sont certes idiots, mais on nous avait dit qu’ils étaient rusés …

"Idiots mais rusés" a été vu à L’Odéon (Nîmes en février) et sera repris au Chai Du Terral – Saint Jean de Védas en mars 2008.
Laurent Bourbousson, Mardi 12 février 2008
www.festivalier.net / Tadorne, le blog qui nous sort de la toile...



 

« La scène se passe dans un laboratoire improbable, un tunnel blanc anonyme à la froideur clinique. Seul un hublot ouvre dans le fond une perspective sur un paysage agresque. Les quatre protagonistes sont soumis aux expériences d'un Docteur Folamour futuriste : c'est de la psychologie anglo-saxonne, celle qui étudie les humains comme des rats de laboratoire.
Une voix d'ordinateur métallique et vaguement féminine leur donne des consignes à exécuter "Ne faites que mourir", "Enervez-vous", "Plus vite", ou un peu plus élaboré, "Faites la danse d'Angelin Prejlocaj", et ils le font.
Brain storming
Ils débordent d'inventivité mais ils sont idiots. Comme ils sont aussi rusés, ils tentent de répondre intelligemment - en apparence - à des consignes absurdes. Peu importe la cohérence, c'est l'illusion qui compte. Faire semblant, c'est encore faire. Tout l'art consiste à donner le change : paraître très affairés, un travail d'experts. On se croirait à l’INSERM ou dans une série télévisée, Star Trek, Urgences, et Re-génésis réunis. Comme ça n'a pas de cesse ni de sens, ils se révolteront, matérialiseront leur tourmente par un tablier de laboratoire, pour le lapider.
Agitation
C'est une pièce surexcitée où manifestement, les danseurs s'amusent comme des fous. Le public rie aussi, sauf les enfants, sidérés. Voir des adultes jouer comme eux avec autant de sérieux, il y a quelque chose qui ne colle pas. On se laisse aller au plaisir d'une parodie débridée qui louche du côté des Marx Brothers, par ces temps de morosité, un peu d'humour, c'est toujours ça qu'on ne nous prendra pas. »
Jean Barak
La Marseillaise du 23 mai 2007


 

Pas si idiote et plutôt rusée !
« Ce week-end, la compagnie Les Gens du Quai va présenter à Aix Idiots Mais Rusés, sa dernière création. Une pièce que son auteur, Anne Lopez, a conçue comme une « rencontre entre théâtre burlesque et danse contemporaine ». Le thème : quatre personnes, les « idiots » du titre, qui n’ont rien de scientifiques, sont enfermées dans un laboratoire afin d’empêcher la fin du monde. L’humour est une composante de cette création ; la danse également. Très « physique », Idiots Mais Rusés est un « crescendo théâtral », qui passe progressivement du calme au chaos. Concevoir une scénographie sortant des sentiers battus, fondre sa pièce dans un univers musical cinématographique sans obéir aux règles de la narration littérale… Anne Lopez n’a pas cherché à créer un spectacle traditionnel. Elle a, au contraire, voulu mêler expérimental et grand public de manière à proposer un divertissement « alternatif ».
A. D-P.
La Provence vendredi 18 mai 2007


 

"Pas de faux semblant, et sans concession avec une esthétique pour esthète. Les gens du quai nous livrent, dans Idiots mais rusés, un flot d'émotion à la fois pur et brutal. Et pourtant nous rions, nous rions aux éclats, effet probable d'une alchimie réussie. La pièce nous renvoie à nos actes les plus absurdes, sublimés dans un paroxysme délirant. Les danseurs sont perpétuellement confrontés à des difficultés absurdement réelles et irréelles. De son côté, le spectateur amusé s'interroge continuellement sur l'impossible solution qu'ils oseront mettre en œuvre. La danse atteint là un accomplissement, elle est juge et partie des démêlés grotesques qui nous sont donnés à voir. On se reconnaît tellement dans l'agitation, l'hyperactivité des danseurs, qu'il est difficile de rester de marbre. Pourtant ce sont bien de certaines de nos incohérences dont il est question et dont nous rions de bon cœur. C'est le rire de défense incontrôlé de celui ou celle qui assiste à la chute grotesque de quelqu'un, et qui refuse la compassion pour ne pas faire surgir des souvenirs humiliants. Prouesse du délire structuré, cette pièce flirte aisément avec la théâtralité, l'exubérance, la sensibilité. Dans un corps à corps incessant entre les danseurs, le décor, la musique et les exigences scénographiques. Véritable bras de fer entre le sensé et l'absurde."
Isabelle Coutaud , Sète 16 mars 2007


 

 

 

 

 

 

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