de l’autre

 


création au Théâtre Paul Eluard de Bezons
en réponse à l’invitation de l’équipe de Prime Abords événement chorégraphique conçu
par Laura de Nercy.

présentation au C.I.A.M de Toulouse en avril 2002.

juin 2001

conception et interprétation
Anne Lopez

costumes
Stéphanie Boué

musique
FrançoisLopez

durée
30 minutes

 

De l’autre est un solo issu de recherche à partir de l’interprétation physique et mentale de l’œuvre Les Litanies du plasticien Philippe Cazal.
Cette forme s’inscrit dans un ensemble chorégraphique plus vaste dont l’élaboration a débuté en 2001 et s’est échelonnée jusqu’en 2002. La démarche poursuit le désir constant de réelle collaboration entre des acteurs de différents champs artistiques.


Les litanies de Philippe Cazal sont des listes autonomes de mots et de bouts de phrases provenant de l’actualité des titres et sous-titres du journal Le Monde et Libération. Chaque liste évoque un scénario avec un début et une fin. Malgré l’apparente incohérence d’une ligne à l’autre, la liste est imprégnée d’une actualité contemporaine avec ses implications géographiques et historiques, sociales, économiques, politiques et poétiques.


Anne Lopez a extrait des Litanies plusieurs situations particulièrement évocatrices pour elle et s’est contrainte à ne pas sortir de celles-ci. L’objectif est de recycler, de remettre systématiquement à l’épreuve ces situations. Il s’agit d’interpréter et non d’illustrer les Litanies. Les spectateurs sont dans le même espace et sur le même plan que la danseuse, dans un rapport de proximité afin qu’ils puissent littéralement visiter l’espace chorégraphique, le traverser. L’énergie, la physicalité propre à la danse d’Anne Lopez sont au service d’une ambiance et non d’un récit. Toutefois, ce spectacle n’est pas basé sur l’improvisation, et ne fait pas l’économie de l’écriture chorégraphique.


Le personnage a de multiples facettes, plutôt gauche, souvent drôle ou en rupture, il tient avec les regards du public. La danseuse s’autorise la spontanéité, ne cède pas au confort, rompt le silence et fait avec les spectateurs. Finalement, comme tout solo, cette pièce pose la question de l’autoportrait, du mot au geste, de l’écriture chorégraphique au corps.





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